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Le Laos

Le Laos, en forme longue la République démocratique populaire lao, également traduit par République Démocratique Populaire du Laos (RDPL), en lao, ປະເທດລາວ et Sathalanalat Passathipatai Passasson lao, ສາທາລະນະລັດ ປະຊາທິປະໄຕ ປະຊາຊົນລາວ, est un pays sans accès à la mer d'Asie du Sud-est, entouré par la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, le Viêt Nam et la Chine. La ville de Vientiane est sa capitale, la langue officielle le lao, la monnaie officielle le kip.

 

Le climat du Laos est globalement tropical avec succession d'une saison sèche et d'une saison des pluies bien marquée.

Entre avril et octobre la mousson apporte des pluies importantes, en particulier dans le Sud, rendant quelquefois impossible la circulation en détériorant les routes, avec des mois d’avril et de mai très chauds, entre 30 et 35°C.
De juillet à septembre, les pluies sont plus espacées mais la canicule est bien présente.
De novembre à mars, c’est la saison sèche : moins d’humidité et des températures supportables, qui sont de plus soumises à l’altitude. Il peut même alors geler la nuit dans les montagnes du Nord ! C’est le moment qu’il faut choisir pour se rendre au Laos.

 

Le Laos comporte 5083 km de frontières,

avec 5 pays :

  • Viêtnam 2130 km

  • Thaïlande 1754 km

  • Cambodge 541 km

  • Chine 423 km

  • Birmanie 235 km

 

 

 

 

 

 

 

 

La devise du Laos est « Paix, Indépendance, Démocratie, Unité et Prospérité », et son drapeau est constitué de trois bandes horizontales, les bandes supérieure et inférieure de couleur rouge et celle du milieu de couleur bleue, avec en son centre un disque blanc. L'hymne national est Pheng Xat Lao. Les habitants du Laos sont nommés Laotiens.


Carte d'identité :

Date de fondation: 19 juil. 1949
Population: 6,858 millions (2017)
PIB: $18,34 milliards USD (2018)
Surface: 236 800 km²
Indicatif d’appel: 856
Capitale: Vientiane
Au Laos, les bahts thaïlandais sont acceptés, les dollars US recommandés et les cartes de crédit sont refusées. - Fête : Le Laos célèbre le 2 décembre (1975) le jour de la République

Fuseau horaire: GMT +7
Visa obligatoire: oui
Vaccins obligatoires: non
Monnaie: kip (LAK) 1 LAK = 0.0001 €
Langue(s): lao

Population : 6,86 millions d’habitants (2017, Banque mondiale)
Densité : 29,7/km2 (2017, Banque mondiale)
Croissance démographique : 1,5 (2017, Banque mondiale)
Espérance de vie : 67 ans (2016, PNUD)
Taux d’alphabétisation : 79,9 % (2015, PNUD)
Religions : bouddhisme (66 %), animisme (20 %) et christianisme (2 %)
Indice de développement humain : 0,601 , soit 139e/189 pays (2017, PNUD)


Le Laos est un pays dont la surface est environ la moitié de celle de la France. Il est majoritairement montagneux et sans accès à la mer.
Fortement imprégné par le Bouddhisme, très francophile mais malheureusement de moins en moins francophone, le peuple Lao est connu pour ses grandes qualités humaines faites de gaieté, de gentillesse et de pacifisme.

 

Le Laos cherche à approfondir son intégration régionale au sein de l’ASEAN (qu’il a intégré en 1997), tout en consolidant ses liens avec ses voisins (Vietnam, Chine et Thaïlande). Le Premier Ministre est soucieux de diversifier les relations du Laos : en approfondissant non seulement les relations avec les pays de l’ASEAN mais également avec les différents pays de la région ainsi que l’Europe. Le Laos a assuré la présidence de l’ASEAN en 2016.
Le Laos est lié avec le Vietnam par un Traité spécial d’amitié et de coopération signé en 1977 (Hanoï assure la formation de la plupart des cadres du Parti populaire révolutionnaire lao). Le Vietnam est le deuxième investisseur au Laos après la Chine. La Thaïlande demeure le principal partenaire économique du Laos (1er client, notamment grâce aux ventes d’électricité, et 1er fournisseur). Ces dernières années, le Laos et le Cambodge ont souhaité renforcer les relations entre les deux pays (visite d’État au Cambodge du président lao Bounnhang Vorachit, en février 2017, sur invitation du roi Norodom Sihamoni).
La Chine est le premier investisseur au Laos depuis 2013 supplantant la Thaïlande et le Vietnam (8,5 Mds USD, principalement dans les secteurs minier, forestier, de l’hydro-électricité et des infrastructures). Avec une part de marché de 27% et elle s’affirme de plus en plus comme le principal partenaire commercial avec 2 Mds d’échanges commerciaux en 2016. La Chine a entamé la construction d’une ligne de chemin de fer qui doit relier Kunming à Vientiane (pour un montant de 7 Mds USD).
Les relations avec le Japon et la Corée sont marquées par l’aide au développement accordée par Tokyo premier pourvoyeur d’aide au développement (85,47 MUS$ en moyenne 2015-2016)et Séoul le 2ème partenaire bilatéral 62,94 MUS$)
Au-delà de son environnement proche, le Laos cherche à s’intégrer davantage dans la communauté internationale. Membre de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 1991, il est par ailleurs l’un des tout premiers Etats à avoir ratifié la convention d’Oslo sur les armes à sous-munitions. Enfin, le Laos est le premier pays de l’ASEAN à avoir ratifié l’Accord de Paris sur le climat.

 

La population  du Laos est composée de 68 ethnies selon les ethnologues (47 répertoriées par le Front lao d'édification nationale[15]). Officiellement à la fin des années 1960, le gouvernement a adopté une classification arbitraire basée sur des concepts ethno-géomorphologiques. Ces ethnies ont été classées en trois groupes principaux[16] : 

Les Lao Loum, ou « Lao des plaines » (68 % de la population), dont fait partie l'ethnie lao proprement dite, qui parle le lao (ou laotien) ainsi que les ethnies similaires qui utilisent le Tai (Tai Lu, Tau Neua, Tai Dam, Tai Deng, etc. Le lao appartient au groupe tai des langues taï-kadaï.

Les Lao Theung, in Model healthy village (Plateau des Bolovens)
Les Lao Theung ou « Lao des plateaux », parfois appelés péjorativement Kha (mot qui signifie « esclave » en Lao, traduisant leur statut défavorisé dans la société), de langue môn-khmer (environ 22 %) ; Les Môn-Khmers (ou Austro-Asiatiques) comprenant 31 groupes ethniques : Kuemu (Khmou ou Khmu), Pray, Singmou, Khom, Thene, Idou, Bit, Lamed, Samtao, Katang, Makong, Try, Trieng, Ta-oi, Yeh, Brao, Harak, Katou, Oi, Krieng, Yarou, Yeh, Souai, Gnaheune, Lavy, Kabkae, Khmer, Toum, Ngouane, Meuan et Kri.
Les Lao Sung ou « Lao des sommets » (9 %), nom qui regroupe les Hmong, principale ethnie minoritaire du pays et les Yao (ou Mien), tous deux de langue hmong-mien et de tibéto-birmans. Les Sino-Tibétains incluant huit groupes : Akha, Sing, Sali, Lahou, Sila, Hayi, Lolo et Hor…
Cette catégorisation simplifiée, au service d’une politique d’unité nationale, n'est plus utilisée depuis 1989 et de nombreuses classifications linguistiques internationales ont été proposées subséquemment[17]. Elles sont toutes sujettes à caution et fréquemment contestées. 
Michel Ferlus linguiste spécialiste de l’Asie du Sud-Est[18],[19], et André-Georges Haudricourt linguiste, géographe, ethnologue, tous deux chercheurs au CNRS ont proposé, en 1988, une nouvelle classification du peuple pluriethnique du Laos. Cette catégorisation tend à remplacer celle édictée par la RDP Lao à la fin des années 1960. 

 

Selon cette méthodologie, les ethnies du Laos se répartissent en quatre familles principales, plus 16 ethnies regroupées en dehors de ces quatre grandes familles linguistiques.

Famille Tai-Kadai (lao-taï)
Cette famille linguistique est la plus importante, constituant 64,9 % de la population du Laos (recensement de 2005). Elle est représentée par 25 ethnies et sous-ethnies. 
Noms des ethnies : Tai Yang, Lao, Lue, Tai Dam, Tai Neua, Tai Doi, Phutai, Phouane, Tai Nyo, Tai Deng, Tai Khao, Tai Nyuan, Lao Isan, Tai Meuiy, Tai Peung, Tai Laan, Tai Sam, Tai Men, Tai Hè, Tai Pao, Tai Kouane, Tai Kaleun, Tai Khang, Tai Set, Yao[20]. 

Famille austro-asiatique (môn-khmer)
Cette famille linguistique, principalement représentée par la sous-famille môn-khmère, est d’une grande diversité, avec 47 ethnies et sous-ethnies. Son langage dérive du Môn dans la région du Ménam et du Khmer au Cambodge. Ils sont répartis sur tout le territoire du Laos. Cette famille représente 22,6 % de la population. 
Noms des ethnies : Khamu Rok, Khamu Ou, Khamu Lu, Nguan, Kouene, Lamet, Kha Bit, Samtao, Kongsat, Suay, Taoy, Taliang, Katu, Alak, Ngae, Lawae, Oy, Chieng, Gya Hon, Katang, Makong, Lawen, Cali, Phai, Pako, Laoseng, Kaseng, Sou, Yae, Htin, Khamu Khong, Khamu Keun, Khamu Me, Pouark, Tum, Sedang, Kayong, Tong, Kado, Kanay, Tahang, Kate, Saek, Tchaho, Sapouan, Chui, Tamoy[20]. 

Famille Miao-Yao (hmong-yao ou hmong-mien)
Venue de Chine par le nord du Laos, cette famille linguistique est représentée par 5 ethnies et sous-ethnies, qui se sont répandues dans les montagnes au nord de la province de Borikhamxay. Elle représente 8,5 % de la population du Laos. 
Noms des ethnies : Lao Huay, Yao, Hmong Lay, Hmong Khao, Pana[20]. 

Famille sino-tibétaine
Cette famille linguistique ne représente que 2,8 % de la population du Laos[21]. Avec 27 ethnies et sous-ethnies, ils n’étaient plus que 129 000, lors du recensement de 1994. 
Noms des ethnies : Iko Pouly Nyai, Iko Pouly Noy, Pala, Sila/Sida, Poussang, Hayi, Kui Sung, Kui Lung, Pounoy, Iko Nuki, Iko Oma, Iko Luma, Iko Nutchi, Mousseur Khao, Mousseur Dam, Iko Eupa, Iko Kopien Nyai, Iko Kopien Noy, Iko Chapo Nyai, Iko Chapo Noy, Iko Botche, Lolo, Keu, Iko Tchitcho, Alou[20]. 

Autres ethnies et sous-ethnies
Noms des ethnies regroupées en dehors des quatre grandes familles linguistiques : Lawi, Kha Toog Luang (Toong Luang, Mlabri)[22], Phong, Mon, Poumong, Pouhoy, Tayten, Salang, Taket, Sing Moon, Chatong, Salao.

 

Le Vat Phou (en lao, ວັດພູ 'wāt pʰúː : « temple de la montagne », vat phu) surplombe une colline des monts Pasak, située dans la province de Champassak, à l’extrême sud du Laos. Le point culminant de la chaîne de montagne, le Phou Kao, a une forme particulière, identifiée dans l’antiquité à un lingam, symbole phallique de Shiva, d’où son nom ancien de Lingaparvata, et sa réputation de montagne sacrée. Une source présente sur le site a vraisemblablement incité les anciens rois de la région à installer là un sanctuaire shivaïte.

 

Ce site a été occupé successivement par plusieurs temples dès le Ve siècle. Certains auteurs situent à cet endroit la capitale du royaume de Chenla (Tchen-La de Terre) fondée par le roi Shresthavarman à cette époque.

L’ensemble des constructions visibles ont été construites par les Khmers qui administrèrent le Laos pendant une grande partie de l’Empire khmer (Xe au XIIe siècles).

 

Après un second édifice au IXe siècle, associant déjà un sanctuaire et des ouvrages hydrauliques, le temple visible actuellement fut construit au XIIe siècle en même temps qu’une retenue d’eau (baray) pendant le règne de Sūryavarman II alors que celui-ci guerroyait au Champâ et au Đai Viêt, plus à l’est.

Par la suite, Vat Phou devint un sanctuaire bouddhiste très vivant et l’est resté jusqu’à nos jours : chaque année, en janvier ou février, le 15e jour de la lune croissante du 3e mois, a lieu un pèlerinage qui attire de nombreux fidèles laotiens coïncidant avec la fête bouddhiste du Makha Busa.

L’ensemble est orienté selon un axe est-ouest, et depuis la plaine, escalade le flanc de la montagne pour aboutir au sanctuaire, situé sur une terrasse au pied de la falaise où coule la source sacrée. Le site commence avec deux barays (lacs artificiels), ensuite une allée de grès bordée de bornes mène aux deux grands palais (nord et sud). De là part une route ancienne surélevée qui conduit au temple de Nang Sida et continuait vers Angkor.

 

On peut voir les vestiges d’un petit édifice (milieu du XIe siècle), souvent appelé temple de Nandin (le taureau sacré, monture de Shiva). Une suite d’escaliers et de terrasses donne accès au sanctuaire principal (milieu du XIe siècle, style du Baphuon), flanqué d’une bibliothèque. La source sacrée se situe derrière le sanctuaire en bas de la falaise et alimentait originellement l’arrière du sanctuaire. De nombreux éléments sculptés sont visibles aux alentours.

Provinces du Laos

 

Le Laos est divisé en 17 provinces (khoueng) et 1 préfecture (kampheng nakhon). Elles sont elles-mêmes divisées en districts (muang), le Laos en comptant au total 148, puis en villages (baan). 


1 - Province d'Oudomxay
2 - Province de Sayaboury
3 - Province de Xieng Khouang
4 - Province de Houaphan
5 - Province de Bokeo
6 - Province de Phongsaly
7 - Province de Luang Namtha
8 - Province de Luang Prabang
9 - Province de Vientiane
10 - Préfecture de Vientiane
11 - Province de Khammouane
12 - Province de Savannakhet
13 - Province de Xaisomboun
14 - Province de Borikhamxay
15 - Province d'Attapeu
16 - Province de Saravane
17 - Province de Sékong
18 - Province de Champassak

Vientiane, capitale du Laos

 

Vientiane (Port de la lune d'après une traduction) est une ville qui donne l'impression de petitesse. Le centre ville est marqué par le style français des bâtiments anciens et par l'utilitarisme soviétique des bâtiments plus récents qui furent construits dans la période où une grande amitié régnait entre le Laos et l'URSS qui envoyait alors conseillers et techniciens pour aider le pays.
Il y a très peu de monuments historiques réellement anciens à visiter, la cité ayant été trop souvent la cible de raids birmans et thaïs. Elle est toutefois un lieu de résidence charmant, lové dans un méandre du Mékong. Pour ceux qui ne cherchent pas l'ivresse d'une grande ville active.

Une autre explication : "Vientiane" ; à l'origine le nom serait "Vienkham" (porte d'or ou plutot mur d'or) appelée ainsi parcequ'aux temps anciens un roi du Laos qui faisait le siège de cette ville la nomma ainsi.
Les protections de la ville - des piques en bambou fichées dans le sol - étaient si importantes et si nombreuses que les soldats ne pouvaient pas les traverser. Il ordonna à ses archers d' enduire les pointes de leur flèches d'or et de tirer dans ces protections en bambou pendant trois jours puis il sonna la retraite.
Du coup les habitants sortirent de la ville et coupèrent les piques afin d'aller récupérer l'or, la cité se trouva ainsi vulnérable (ça vous rappelle quelque chose...?) Le roi qui attendait en embuscade s'empara alors de la ville et la nomma "Vienkham" c'est à dire cité aux murs en or qui devint par la suite et avec le temps "Vientiane".

Le Mékong est un fleuve d’Asie du Sud-Est, le dixième fleuve du monde et le quatrième d’Asie au plus grand débit (après le Yangzi Jiang, le Gange-Brahmapoutre et l’Ienisseï), celui-ci atteignant en moyenne 284 km3 d’eau par an. Les chiffres concernant sa longueur varient de 4 350 à 4 909 km, et son bassin versant draine 810 000 km2.

Prenant sa source dans le Qinghai (sur les hauteurs de l’Himalaya), le Mékong irrigue successivement la Chine (dans la province du Yunnan), borde le Laos à la frontière de la Birmanie puis de la Thaïlande avant de couler au Laos et de revenir à sa frontière, puis traverse le Cambodge où se forment les premiers bras de son delta, qui se prolonge dans le sud du Viêt Nam où il est appelé traditionnellement le « fleuve des neuf dragons » ou Sông Cửu Long.

Environ 70 millions d’habitants vivent directement dans son bassin versant. Il est notamment utilisé pour l’irrigation, comme réceptacle de systèmes de drainage et d’eaux usées, pour la pêche et la pisciculture, la production hydroélectrique (grâce aux barrages comme celui au Yunnan), le transport et la fourniture d’eau pour l’industrie et les particuliers. Il est également connu pour ses habitations et marchés flottants.

* * *

 

 

Evénements bouddhistes

Khao Phansa

En ce quinzième jour de la pleine lune du huitième mois du calendrier Bouddhiste, les Laos vont entrer dans une période d’abstinence annuelle de trois mois, que l’on appelle Boun Khao Phansa, entrée en carême bouddhique et qui se termine à la pleine lune du 11ème mois (Ok Phansa).

Durant ce carême, les moines ou qu’ils soient, retournent à leur pagode en observant strictement les règles prescrites par la religion qui, notamment, leur interdit de passer la nuit hors des pagodes. Les bonzes se sont engagés à observer la triple obligation appelée ‘‘ Traisikkha’’ c’est-à-dire :

  1. Sin (morale),

  2. Samathi (méditation)

  3. Phangna (connaissance ).

Le matin du premier jour du carême, toutes les pagodes de l’ensemble du pays organisent la cérémonie de Tak bat (offrandes matinales aux bonzes).

Dès que le son du tambour du temple résonne, les villageois chargés d’offrandes se dirigent vers la pagode, dans le sanctuaire où se rassemblent uniquement les bonzes pour accomplir le rite de Khao Phansa.

Commençant la traditionnelle cérémonie du TakBat , les fidèles se mettent en rang pour offrir leurs offrandes aux moines, déposant les offrandes dans des bols placés sur un plateau en fibres végétales tressées, qu’ils apporteront ensuite aux bonzes et aux novices, cette cérémonie s’appelle aussi le Chang Hanh. Puis le chef religieux du village récite les cinq préceptes aux bonzes vénérables et écoute leurs sermons, enfin les fidèles adressent des prières à leurs ancêtres, et font le YatNam qui consiste à faire bénir de l’eau par un bonze avant de la verser, goûte à goûte, sur la terre.

L’eau et la terre sont témoins de la bonne action des pratiquants. Ces offrandes accordent une longue vie à toute personne qui offre ou qui donne d’un coeur serein. Chaque fois, celui qui fait un don demandera au génie de la terre,‘‘ Nang Thôlany’’, d’être témoin de son action. Il lui demandera d’emporter son offrande ou ses bienfaits à des personnes décédées. Et le chef religieux du village demandera au supérieur des bonzes de leur réciter les cinq commandements du Bouddha. Le soir les moines et fidèles participent à la procession aux chandelles, rendant hommage au Bouddha, en faisant trois fois le tour du temple.

Restant à la même pagode pendant toute la durée du carême, les bonzes se consacrent à l’étude des enseignements bouddhiques et observent les règles canoniques et monastiques. La vie religieuse devient intense pour les moines et les fidèles.

Tous les quinze jours, les moines sont tenus d’assister à la cérémonie de Patimokha. Cette cérémonie consiste à énoncer les 277 règles monastiques, et chaque moine fait l’aveu des manquements qu’il a pu commettre à l’encontre de chacune de ces règles.

Les bonzes s’engagent également à respecter trois règles :

  1. Sin (morale),

  2. Samathi (concentration)

  3. Pangna (connaissance).

Les laïcs s’engagent à pratiquer également trois obligations :

  1. Thane (charité),

  2. Sin (morale)

  3. Phavana (méditation).

Les Van Sin (huitième et quinzième jours), les fidèles se rendent à la pagode pour écouter des textes sacrés et accepter les Sin ha (les cinq préceptes du Bouddha) :

  1. s’abstenir de tuer ou de maltraiter les êtres vivants,

  2. s’abstenir de voler,

  3. s’abstenir d’avoir des relations sexuelles illicites,

  4. s’abstenir de mentir

  5. s’abstenir de boire de l’alcool ou autres produits enivrants.

Quant aux jeunes hommes, ils en profitent pour se faire ordonner moines ou novices. Ainsi de nombreux jeunes rentrent dans les ordres monastiques bouddhiques (car ces trois mois sont des vacances scolaires) qu’ils quitteront s’ils le désirent à la fin du Carême.

Nul ne permet aux bonzes ni aux novices de quitter les ordres (La Sikkha) durant cette période.

Dans les régions rurales, pendant la nuit, les jeunes du village viennent nettoyer les pagodes et ses environs afin de préparer les fêtes organisées à l’occasion du carême. Des compétitions amicales de tambours avec les jeunes des villages voisins sont parfois organisées. Les tambours qui résonnent le plus intensément et le plus longtemps possible sont déclarés vainqueurs. En outre, quelques bonzes choisissent cette occasion pour commencer un jeûne de sept jours, ou moins, selon leur capacité de résistance. Les moines ou novices les soutiennent en leur apportant de l’eau ou du café.

Dans certaines pagodes à Vientiane, et dans d’autres provinces, certaines femmes quittent leur famille pour méditer et sont ensuite toutes vêtues de blanc intronisées nonnes. Elles habitent en face du sanctuaire de la pagode et la construction de leur logement est financée par leurs familles. Les nonnes intronisées durant le carême gardent leurs cheveux alors que les plus anciennes ont le crâne rasé.

Au Laos, on célèbre un nombre important de fêtes traditionnelles. Ces célébrations se déroulent toutes les années de la même manière.

 

Boun Awk Phansa (ou la fin du Carême bouddhiste)

Lorsque les trois mois de Carême bouddhiste ront pris fin en octobre, c’est le moment idéal pour visiter les temples et célébrer la fin de la saison des pluies. Au Laos, c’est ce qu’on appelle Boun Awk Phansa et diverses traditions religieuses et locales peuvent être observées pendant cette période.


Chaque temple bouddhiste accueille les visiteurs avec des dons et des offrandes. Après cela, des processions aux chandelles sont organisées autour des temples et les gens suivent les rivières pour envoyer de petits « bateaux » éclairés faits de tiges et de feuilles de banane. Ce rituel est censé rendre hommage au Bouddha pour avoir fourni de l’eau aux humains. Certains Laots croient que ce rituel, appelé Lai Heua Fai, est tenu pour Nagas qui habitent les rivières et ces bateaux flotteront la malchance loin.

 

Les villageois qui vivent loin des rivières créent des bateaux à partir de fleurs et de bananes ou tout simplement allumer des bougies en face de leurs maisons qui transforme les rues normalement sombres en sites magiques.
Les gens qui vivent sur les rives du Mékong créent également des hommages à la Naga, ou dragons d’eau mythiques, et le soir tirer magique rose-rouge boules de feu dans le ciel pour signifier la fin de Boun Awk Phansa.

Les célébrations les plus colorées de Boun Awk Phansa ont lieu à Luang Prabang et Vientiane.

 

Boun Bang Fai


Boun Bangfay se célèbre à la pleine lune de mai. C'est une fête païenne qui célèbre la fécondité et le culte du phallus, et un appel à la pluie après la saison sèche.
Cette sorte de carnaval débridé donne lieu à toutes sortes d'excès (grande consommation de lao-lao).

 

Chaque village met un point d'honneur à construire la plus grande fusée en bambous chargés de poudre noire, selon un procédé connu des seuls bonzes ! Petits et grands se réunissent aussi pour fabriquer des fusées en bambou remplies de poudre explosive.

 

En montant dans le ciel, elles féconderont les nuages et déclencheront la mousson. Chance et prospérité à celui dont la fusée volera le plus haut !
Cette fête est aussi et avant tout religieuse, et donne lieu à des cérémonies et à des parades de danse traditionnelle dans les rues.

 

Boun Bang Fa est généralement associé à Boun Visakhaboucha. 

Boun Ho Khao Padap Dine : la fête des morts  ບຸນເຂົ້າປະດັບດິນ 

Lors du Boun Ho Khao Padap Dine, lorsque la Terre est plongée dans une nuit sans lune, les morts sont autorisés à retourner dans le monde des vivants pour y trouver aide et réconfort. Cette cérémonie est aussi un moyen pour les fidèles d’améliorer leur propre sort. 

Boun Ho Khao, la fête des morts au Laos
“Boun” en laotien désigne une fête mais aussi une cérémonie au cours de laquelle chacun peut faire un “acte méritoire”. En acquérant des “mérites” on améliore son karma. Obtenu essentiellement à travers les offrandes, le boun peut être transmis à des proches disparus dans le but d’alléger leur séjour dans l’au-delà. C’est l’objet du Boun Ho Khao, la Fête des Morts laotienne. 
“Boun Ho Khao Padap Dine” a lieu le 14ème jour de la lune décroissante du 9ème mois du calendrier laotien, environ entre mi-août et mi-septembre. La traduction littérale en est : “Faire des paquets de riz et les déposer par terre”. Pendant la journée qui précède la fête, les familles confectionnent des offrandes alimentaires à base de riz (Khao). La part destinée aux morts est emballée dans des petits paquets en feuilles de bananier (Ho). 

 

Un défunt qui s’est bien comporté pendant sa vie atteint le niveau suprême de la réincarnation, le Nirvana. Si ce n’est pas le cas, il est condamné aux enfers et réincarné en animal afin d’expier ses fautes. La nuit du Boun Ho Khao Padap Dine, les suppliciés peuvent retourner auprès de leurs familles et acquérir grâce à elles des “mérites” qui allégeront leurs souffrances et écourteront leur séjour en enfer. 
Vers trois heures du matin, les fidèles vont déposer leurs offrandes au pied des arbres ou dans leurs branches, dans les cimetières, dans les enceintes des temples. Les morts profitant de l’obscurité totale viennent chercher ce qui leurs est destiné : riz gluant, gâteaux de riz, fruits, bétel à chiquer et cigarettes. Un mort qui ne trouverait rien pour lui entrerait dans une colère terrible et punirait ses descendants indignes. 

 

Le Karma et la transmission des “mérites”
Les familles préparent les offrandes alimentaires pendant toute la journée précédant la Fête des Morts, soit le 13ème jour. L’excitation est grande dans les villages et au sein des foyers. Les adultes ne travaillent pas ce jour-là. C’est un repos bienvenu au moment où les travaux agricoles sont particulièrement intenses. Les enfants quant à eux, attendent avec impatience et gourmandise les gâteaux (qui étaient chose rare à l’époque). Chaque famille partage ses offrandes en quatre parts. Une pour la famille, une pour les amis, une pour les morts et une pour les bonzes. 
Le lendemain, les fidèles retournent dès l’aube à la pagode de leur quartier pour participer à la cérémonie des offrandes. Les familles présentent aux bonzes les offrandes qu’elles leur ont réservé et les disposent dans leurs bols (Tak bat). Il s’agit bien de dons à leurs proches décédés, mais ils leur sont remis de façon symbolique par l’intermédiaire des bonzes. Ces derniers estiment d’ailleurs que les offrandes faites ainsi sont plus efficaces que les paquets laissés directement aux défunts. 
Les familles demandent ensuite aux bonzes de bénir de l’eau qu’elles versent aussitôt sur le sol en goutte à goutte. L’Eau et la Terre deviennent ainsi témoins que le fidèle a bien rempli ses obligations. Le pratiquant demande systématiquement à la déesse de la Terre ‘ Nang Thôlany’ d’être témoin de son action lorsqu’il fait un don pour ses ancêtres. Il la prie de leur apporter son offrande. C’est une façon de transmettre des “mérites” aux défunts. 

L’interdépendance des êtres
Ce rituel est observé par tout un peuple qui accorde une grande importance aux esprits. Le bouddhisme et l’animisme sont très prégnants dans le quotidien des Laotiens même laïcs. Cette forme de syncrétisme se retrouve dans tous les bouns mais est particulièrement visible dans la Fête des Morts. Cette transmission des mérites permet de s’écarter de l’individualisme de chacun, préoccupé uniquement par son propre salut. En enrichissant le Karma de ses ancêtres, un fidèle améliore son propre Karma par sa bonne action. L’interdépendance de tous les êtres est ainsi affirmée.

Boun Kathine (Paksé)

C'est KA fête traditionelle (prononcer boun kathine : ບຸນກະທີນ). Nom de la fête religieuse à la pagode de Paksé.

 

Boun Khun Khao

Le Boun Khun Khao est un festival agricole organisé dans les régions rurales du Laos entre fin janvier et début février. Le festival célèbre la nouvelle récolte. Les riziculteurs stockent souvent le riz non décortiqué dans les temples locaux dans le cadre des célébrations

 

Boun Maha Kathine

La tradition de kathina, nom sanscrit d’une sorte de cadre qui sert à tendre les tissus durant la couture, est très ancienne et attribuée par les vinayas au Bouddha lui-même. Les moines qui l’ont observée dans les règles ont droit à une part des dons de tissu faits au monastère durant le mois, et bénéficient d’un allègement des règles (cinq à six de moins) pour une durée qui peut aller jusqu’à cinq mois. Ils ne sont plus, par exemple, tenus d’avertir les autres moines de leurs sorties ni d’emmener les trois robes réglementaires dans tous leurs déplacements ; ils peuvent accepter autant de dons vestimentaires qu’il leur sera fait et les dons alimentaires qui ne sont pas présentés dans les règles.

  

Le kathina ne peut être observé que par une communauté d'au moins cinq moines ayant passé les trois mois de retraite dans la même résidence. Ceux qui n’ont pas satisfait aux conditions de présence précisés dans le vinaya en sont exclus. La pièce de tissu, d’environ trois mètres de long, est présentée à l’ensemble de la communauté qui l’offre solennellement à l’un d’entre eux, théoriquement le plus pauvre, le plus érudit ou le plus âgé. Le tissu est alors emporté et sera coupé, cousu et teint avant l’aube du lendemain par tous les moines ou un groupe désigné si la communauté est importante. Lorsque le vêtement, appelé maha kathina, est achevé, le récipiendaire l’étend symboliquement sur le cadre et appelle les autres pour approbation. Les participants à la cérémonie peuvent alors « déployer le cadre », c’est-à-dire bénéficier des assouplissements du règlement. À l’issue de la période autorisée appelée également kathina, ils doivent « replier le cadre » et suivre de nouveau l’intégralité des règles.

Origine

Il est question dans le canon pali d’un groupe de trente ou cinquante moines se rendant à Savatthi pour passer la saison des pluies auprès du Bouddha. N’ayant pu y parvenir à temps, ils s’arrêtèrent en chemin et se remirent en route dès la fin des trois mois obligatoires, sans égard à la pluie qui, elle, ne s’était pas arrêtée ; ils arrivèrent trempés à destination. Peut-être est-ce pour les réconforter que Gautama décida de renouveler leur garde-robe et de les dispenser temporairement de certaines règles. Une autre explication proposée est que le mois suivant la retraite était consacré à la préparation en commun de la garde-robe, et que certaines règles étaient relâchées pour faciliter ce travail. Bien que les dons des laïcs suffisent en général à satisfaire les besoins vestimentaires des moines, la tradition de la couture en commun a été maintenue car elle contribue à souder la communauté. La robe fabriquée en une nuit rappelle celle que Mahaprajapati Gautami, mère adoptive du Bouddha et doyenne des nonnes, tissa pour son fils.

Fête locale
Le kathina constitue pour le monastère une journée spéciale au cours de laquelle les laïcs et parfois des moines ou nonnes d’autres communautés sont invités. Bien que les règles interdisent formellement aux bonzes de solliciter un cadeau de tissu des laïcs, la coutume est solidement ancrée et la date de la cérémonie est en général discutée à l’avance entre les moines et les associations de fidèles. Les différents temples de la région tiennent leurs kathinas à des dates différentes. Comme lors de toutes les fêtes bouddhistes, certains laïcs, pour s’acquérir plus de mérite, en profitent pour prononcer auprès de l’abbé le vœu d’observer les préceptes. Si le temple est riche, les dons surnuméraires doivent être distribués aux pauvres. Le kathina du temple local est un jour de fête pour tous.

 

Boun Ok Phansa


Boun Ok Phansa. C’est la fête de la fin du carême Bouddhiste, qui se déroule au 8ème mois du calendrier lunaire.

Cette journée marque aussi la reprise des fêtes (notamment des mariages) qui traditionnellement s’interrompent durant les 3 mois de carême qui coïncident avec la saison des pluies.


Le matin, le moment des offrandes est très suivi par les Laotiens. La quête sera donc plus fournie qu’à l’ordinaire, et les Laotiens auront eu à coeur de préparer des petits plats pour les bonzes de leur pagode. Ils marqueront ainsi la fin du carême, et la reprise du cycle des activités.

 

En fin de matinée, c’est le début de la fête avec les courses de bateaux organisées à Xieng Ngeun, à quelques 30km de Luang Prabang. Ces courses commencent habituellement, dans la Province de Luang Prabang après 1 mois de carême par la grande course sur la rivière Nam Khan, lorsque les rivières sont montées de quelques mètres, emplissant généreusement leur lit quasiment asséché lors de la saison sèche.


Le soir, tous les temples (et les maisons) sont illuminés par les milliers de bougies et de lampions de toute forme et de toute couleur confectionnés des jours durant par les bonzes et les Laotiens à l’aide des matériaux locaux, majoritairement le bambou et le papier Saa (écorce de mûrier). Chacun aura à coeur d’exposer ses constructions nautiques qui viendront le lendemain parsemer le Mékong dès la tombée de la nuit.

Boun Phavet

Jusqu’au nouvel an lao, les pagodes célèbreront la fête du "Phavet". Pendant 3 jours, les bonzes lisent à tour de rôle un passage de la vie de "Phavet"

 

A partir du mois de février jusqu’au nouvel an lao en avril, chaque pagode de l’ensemble du pays célèbre successivement la fête annuelle religieuse "Phavet". Quinze jours avant la fête, le supérieur des bonzes de la pagode et le chef religieux du village établissent un programme de la fête et fixent le nombre de "Kan" (offrandes) qui seront données aux bonzes pendant la cérémonie. Les participants offrent en général une noix de coco dont la partie inférieure est taillée en un cône surmonté d’un cierge en cire d’abeille, duquel sont suspendus des billets de banque, des cahiers, des feuilles de papier, des crayons, des mouchoirs, tout objet usuel, des fruits, des gâteaux et encore bien d’autres choses. Les bonzes se partagent les passages de la vie de Phavet, qui seront lus au cours de la cérémonie. Le supérieur des bonzes organise également un tirage au sort des villageois, qui joueront les diverses scènes de la vie de "Phavet". Les bonzes et bonzillons des villages voisins sont invités à la cérémonie.

 

La veille de la fête, les villageois préparent surtout des plats de viande, de poissons et le traditionnel "Khao Poune", pour accueillir les visiteurs. D’autres vont à la pagode tirer au sort un papier, qui correspond à un passage de la vie de "Phavet", afin de savoir ce que l’avenir lui réserve. "Chaque année, pendant la fête, nous allons à la pagode pour connaître notre avenir. Si on tire le papier correspondant à la période de "Thassaphone", notre avenir sera excellent. Il s’agit de la période où Mme Phoutsady, mère de Phavet reçoit la bénédiction de Pha Inh (dieu du paradis)" a expliqué le vénérable de la pagode de Houmbèng, dans l’arrondissement de Naxaythong à Vientiane.En général, la fête dure trois jours. Dès l’aube du premier jour, les villageois se rassemblent dans leur pagode, au son du tambour, et apportent les offrandes pour le repas matinal des bonzes.

 

Le bonze supérieur désigne ensuite les premiers moines, qui liront chacun leur tour, un passage de la vie de "Phavet", inscrite sur des vieilles feuilles de latanier. Régulièrement, chaque passage devra être lu par un bonze différent et chaque lecture sera suivie du don d’un "Kan" (une offrande). Les dons les plus importants sont appelés "Kong Hot, Kong Bouad et Kong Atha" et sont offerts à la pagode en général dès le premier jour de la fête. Au cours de l’après-midi du deuxième jour, une procession appelée "Kanlone" (offrande surprise) se dirige vers la pagode. On signale l’arrivée du cortège au son des tambours et parfois en tirant quelques coups du fusil. Les participants du cortège s’avancent en dansant, chantant, accompagnés de tambours et de gongs. Des paniers de bambou tressé, contenant des offrandes et auxquels on accroche d’autres petits cadeaux comme des crayons, des cahiers, des cigarettes, ou des billets de banque, sont ensuite remis aux bonzes. Le troisième jour au matin, les fidèles participent à la cérémonie de "Tak Bat" à la pagode. L’après-midi, une nouvelle procession est organisée. Les participants munis de gongs, de cymbales et de tambours passent de maisons en maisons pour récolter les dernières offrandes, qu’ils remettront aux bonzes à la pagode.

 

Boun Phra Vet

Une des fêtes les plus importantes et les plus en vogue au Laos et dans les pays voisins de religion bouddhique est la fête de Phra Vét, appelée aussi "Mahasat". Cette fête est célébrée de préférence pendant la saison sèche entre le troisième et le sixième mois, car durant cette période la population lao est libérée des travaux agricoles qui sont ses occupations vitales.

 

A cette période correspond une saison de végétation épanouie où les fleurs diverses ouvrent leurs pétales odorants. Nous, Bouddhistes, nous nous livrons alors aux actes de piété en écoutant le sermon sur la vie de Phra Vét (dernière réincarnation du Bouddha). Il s'agit duJâtaka intitulé Vessantra.

 

Boun Pimay

Nouvel An Lao – Pi Mai Lao


Cette grande fête est célébrée par presque toutes les familles lao. Le Nouvel An lao est communément appelé Pii Mai ou Songkran.

Pour la plupart des Lao, cette fête est célébrée en avril. Dans certaines régions du Laos, le festival peut durer une semaine.


Pour la plupart des gens, le Nouvel An lao est un moment de joie et de nouveaux commencements.

Pi Mai Lao ou Nouvel An Lao est la fête la plus animée de l’année et celle que tout le monde attend avec impatience, car c’est un moment où beaucoup de gens rendent visite à leurs familles dans tout le pays.

Il se déroule en mai, le début d’un des mois les plus chauds de l’année, c’est pourquoi personne ne craint d’être constamment mouillé par l’eau qui se jette partout.

Les trois jours du Nouvel an Lao (Pi Mai Lao)
Le premier jour de la célébration est le dernier jour de la vieille année. Le parfum, l’eau et les fleurs sont préparés pour le Nouvel An Lao.

Dans les temples de tout le pays, les images de Bouddha sont retirées de leurs emplacements permanents et placées dans des endroits spéciaux, temporaires et faciles d’accès, dans les enceintes du temple Wat afin que les villageois puissent y verser de l’eau parfumée.

Ils recueillent ensuite l’eau qui coule des images de Bouddha et la ramènent à la maison pour verser sur les membres de la famille, les amis et les parents. Ceci est censé bénir, nettoyer et purifier les récepteurs avant d’entrer dans la nouvelle année lao.

Le deuxième jour du festival du Nouvel An Lao est le «jour du non», un jour qui ne tombe ni dans la vieille année ni dans la nouvelle année. Les maisons et les villages sont nettoyés correctement le deuxième jour.

Traditionnellement, les aînés ne permettent pas aux jeunes de faire la sieste ou de rester immobiles le deuxième jour, car on croit que si l’un d’entre eux dort ou reste immobile, il tombera malade au cours de la prochaine année.

Ils encouragent les jeunes à nettoyer leurs lieux et sortent pour verser de l’eau sur les autres anciens du village et leur souhaiter bonne chance, et enfin se mouiller. C’est une façon de nettoyer et d’envoyer de mauvaises choses avec la vieille année.

Le dernier jour du festival marque le début de la nouvelle année. Ce jour-là, de nombreuses familles organiseront une cérémonie Baci dans leurs maisons pour accueillir le Nouvel An lao et souhaiter à leurs aînés une bonne santé et une longue vie.


Certains pourraient demander respectueusement le pardon de leurs aînés pour des choses qu’ils ont faites au cours de la dernière année et qui auraient pu blesser leurs sentiments involontairement. Et en même temps ils donnent des cadeaux aux anciens.

En fin d’après-midi ou le soir du dernier jour, dans les temples, les images de Bouddha sont replacées dans leurs positions permanentes.

Le même soir, les dévots vont à Wats pour écouter les moines chanter comme un acte de demander pardon aux moines ainsi qu’aux images de Bouddha pour ce qu’ils ont fait (leur verser de l’eau) ces derniers jours qui aurait pu accidentellement les a touchés (les moines et Bouddha ne doivent pas être touchés).

Après cela, un Vien Tien, une procession aux chandelles, se déroule autour du Wat et c’est la fin de la célébration du Nouvel An Lao.


Traditions pendant  Pi Mai Lao
L’eau sert à laver les maisons, les images de Bouddha, les moines et les amis et les passants. Les élèves versent d’abord respectueusement de l’eau à leurs aînés, puis des moines pour des bénédictions de longue vie et de paix, et en dernier lieu ils se jettent de l’eau les uns sur les autres.

L’eau est parfumée avec des fleurs ou des parfums naturels. Certaines personnes préfèrent les fleurs dans l’eau pour donner une odeur agréable, ainsi que l’ajout de cologne / parfum.

L’idée d’arroser est venue de la légende du roi Kabinlaphom, dont les sept filles ont gardé sa tête coupée dans une caverne. Les filles visitent la tête de leur père chaque année et accomplissent un rituel pour apporter le bonheur et le beau temps.

Parfois, les gens jettent aussi de la poudre blanche les uns sur les autres pendant les célébrations.

Le sable est amené au temple et transformé en stupas , puis décoré avant d’être donné aux moines comme un moyen de faire du mérite.
Il y a deux façons de fabriquer les stupas de sable.

La première est d’aller au lit de fleuve et de les construire en utilisant le sable de rivière, et l’autre manière est d’apporter du sable au Wat.

Les stupas de sable sont décorés de drapeaux, de fleurs, de lignes blanches et éclaboussés d’eau parfumée.

Les stupas de sable symbolisent la montagne, Phoukao Kailat, où la tête du roi Kabinlaphom était conservée par ses sept filles.

Une autre façon de feter le Nouvel An en ce moment est de libérer les animaux. Les Laotiens croient que même les animaux doivent être libres. Les animaux les plus communément libérés sont les tortues, les poissons, les crabes, les oiseaux, les anguilles et d’autres petits animaux.

Des fleurs sont rassemblées pour décorer des images du Bouddha. L’après-midi, les gens récoltent des fleurs fraîches.

Les moines supérieurs emmènent les jeunes moines dans un jardin rempli de fleurs, où ils cueillent des fleurs et ramènent au wat pour se laver.

Les personnes qui n’ont pas participé à la cueillette des fleurs apportent des paniers pour laver les fleurs afin que les fleurs puissent briller avec les statues de Bouddha.

 

Boun Suang Heua

La fête des pirogues, appelé Boun suang heua, ou Boun Xuang heua ou encore Loy Krathong est une fête célébrée chaque année, notamment au Laos, généralement au mois d’octobre, à la fin du carême bouddhique. Il s'agit de spectaculaires courses de pirogues organisées dans les villes (essentiellement à Vientiane, Luang Prabang, Savannakhet et la province de Champassak) et villages en bordure du Mékong.


Pendant la fête des pirogues, des embarcations sont décorées de fleurs et de bougies. Aussi, de petits radeaux fabriqués en bambou et ornés eux aussi de bougies sont lancés sur les rivières et le fleuve : c'est la cérémonie du Lai Hua Fai (ou bateau de feu) signifiant ainsi l'expulsion des Mauvais Génies, qui sont abandonnés au fil de l'eau. On forme alors ses vœux de bonne santé, prospérité et longévité. Les plus grands de ces bateaux de feu resteront un temps dans les cours des maisons ou des temples en attendant d’être illuminés le soir de la fête.

 

Les villages situés au bord d'une rivière organisent leur propre course de pirogues avec l'appui des autorités religieuses, les résultats donnent lieu à une grande fête populaire et à de grands honneurs pour les gagnants. Les enfants apprennent dès le plus jeune âge à naviguer sur une pirogue. Elle marque la fin de la saison des pluies et est également célébrée en Birmanie, au Cambodge, et en Thaïlande. La course des pirogues existe depuis plusieurs milliers d’années. La vie quotidienne s’organisait énormément autour du fleuve Mékong ainsi que ses nombreux affluents. En effet, celui-ci était à la fois un fort moyen de transport et communication, mais aussi une source alimentaire grâce aux poissons.

 

Même si aujourd’hui la course des pirogues est un évènement essentiellement social, sportif et commercial, elle reste toutefois associée aux nâgas, ces esprits du fleuve protecteurs de Vientiane, de façon, selon les croyances laotiennes, à les écarter des rizières et à les faire retourner dans l'eau. Les courses de pirogues débutent à la moitié du carême bouddhique, nommé Ok Phansa. Étant donné que les courses ont lieu à la fin de la saison des pluies, les activités agricoles sont donc moindres, permettant ainsi aux habitants de s'y consacrer pleinement.

 

De nombreux villages en bordure de Mékong possèdent leur propre pirogue. Chaque pirogue peut contenir environ 50 athlètes. Nombreux sont les spectateurs venant encourager leur bateau et ce malgré les hautes températures et la forte humidité. Ainsi, la course des pirogues est l'occasion de se mesurer entre villages, de faire la fête mais aussi quelques achats (un marché apparait autour de chaque fête). Les courses ont généralement lieu l'après-midi et la finale se déroule à Vientiane.

 

Boun Visakhaboucha


Visakha Bouça, l'anniversaire du Bouddha, est célébré à la pleine lune de mai avec des processions aux lanternes dans les temples. C'est une fête bouddhique qui commémore la naissance du Bouddha, son Éveil et son atteinte du nirvana.


Boun Visakhaboucha est généralement associé à Boun Bang Fai, la fête des fusées.

Makha Bucha

Le jour de Makha Bucha ( วัน มาฆบูชา ) est une fête bouddhiste, qui a lieu chaque année, la nuit de la pleine lune du 3eme mois du calendrier lunaire, c'est un jour férié.

"Makha" est le mot Pali pour le troisième mois lunaire, tandis que "bucha" signifie honorer ou vénérer.

Comme Makha Bucha est basé sur le calendrier lunaire, la date varie d'année en année.

 

Origine du Makha Bucha: le jour de la pleine lune du 3ème mois lunaire, Makha, de l'année, neuf mois après l'illumination de Bouddha.

250 partisans de la Sangha (communauté Bouddhiste) décidèrent de venir voir le Bouddha à Weluwan Wannaram sans se concerter au préalable.
Tous étaient Arhants (1), des saints ayant atteint l'illumination et tous ont été ordonnés par le Bouddha lui-même.
C'était la première grande assemblée d'un groupe de moine bouddhiste donc le Bouddha a enseigné à ces Arhants les trois principes fondamentaux du bouddhisme, appelé "L'Ovadhapatimokha" qui est considéré comme la première constitution pour toutes les lois des moines bouddhistes à partir de là jusqu'à maintenant.

 

C'était le jour de la pleine lune.
Les trois préceptes fondamentaux enseigné par Bouddha sont :

-S'abstenir de commettre toutes sortes d'impuretés
-Être bon et faire le bien
-Purifier son esprit

Le roi Rama IV a estimé que les enseignements bouddhistes étaient très importants, reconnaissant que Makha Bucha était l'un des événements les plus remarquables de l'histoire bouddhiste.

Sa Majesté a donc présenté la première célébration du jour de Makha Bucha aux membres de sa famille royale et à ses courtisans.

La célébration a rapidement gagné en popularité parmi la population siamoise.

 

Activités à observer lors de Makha Bucha pour les bouddhistes, mais vous pouvez aussi participer.

Faire du mérite (tam boune) en allant aux temples, écouter l'enseignement du Dhamma, donner des offrandes et participer aux cérémonies.

Offrir de la nourriture aux moines et aux novices.

Observer les cinq préceptes :

  • Ne pas tuer

  • Ne pas voler

  • Ne pas avoir d'inconduite sexuelle (ne pas tromper)

  • Ne pas mentir

  • Ne pas boire d’alcool

 

Le soir, chaque temple en Thaïlande organise une procession aux chandelles appelée wian thian (wian signifiant «faire le tour»).

 

Tenant des fleurs, de l'encens et une bougie allumée, les moines et les membres de la congrégation déambulent trois fois dans le sens des aiguilles d'une montre autour du phra ubosot (salle d'ordination), une fois pour chacun des trois joyaux : le Bouddha, le Dharma et la Sangha.

Les bouddhistes des quatre coins du pays affluent vers les temples pour participer à ces processions.

Le gouvernement thaïlandais a fait de ce jour une fête nationale afin que les gens puissent participer aux rituels religieux et accomplir de bon mérite pour leur karma.

 

De nombreux temples, centres religieux et centres de médiation accueillent à la fois des Thaïlandais bouddhistes et des étrangers (quelque soit leurs religions) qui souhaitent participer à des séances de médiation organisées dans tout le pays.

Le jour de Makha Bucha, la consommation d'alcool est non seulement considérée comme une violation religieuse mais aussi comme une offense civile.

Les bars, les restaurants, les supermarchés, les grands magasins, les magasins de détail et de proximité et même certains hôtels n'ont pas le droit de vendre ou de servir de l'alcool aux clients et à leurs invités.

La violation de cette interdiction d'alcool peut entraîner une peine d'emprisonnement allant jusqu'à six mois et une forte amende.

That Ing Hang


Le stupa de Ing Hang est un des sites sacrés bouddhistes les plus importants de Savannakhet et un Trésor national Lao. C’est une construction de 9 mètres de haut datant de l’année 1548, commandée par le roi Marukhanakhone, où, selon les croyances populaires, se trouve un des os du Bouddha.

 

Le nom de ce stupa, That Ing Hang, serait suite à la venue de Bouddha, il aurait prononcé un sermon dans le village puis se serait reposer sous un arbre appelé “Hang”. L’histoire est un peu confuse vu que “Hang” veut dire “pendre”…

That Luang

La fête du That Luang est assurément l’une des 3 fêtes les plus honorées, à Luang Prabang et ailleurs au Laos. Mais c’est surtout à Vientiane, où une immense foire s’organise, que la fête bat son plein. Plusieurs centaines de milliers de Lao venu de tout le pays se donnent rendez-vous pour l’occasion, autour du plus vénéré lieu Bouddhiste du Laos : le That Luang, symbole national construit en 1566.


A Vientiane 1 semaine après le grand festival de l’Artisanat Lao, cette fête qui s’articule autour du Stupa jaune (le That Luang) et réunit aussi bien ceux venus pour des raisons religieuses que dans un but plus profane de divertissement (la quasi-totalité des Laotiens mêlant sans encombre l’un et l’autre). Ainsi, durant la journée sont exposés des stands réunissant les pays de l’ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) désirant communiquer sur le tourisme, ainsi que des marchands de toute sorte.

 

Venus de tous les pays Bouddhistes, les bonzes se réunissent chaque jour du festival pour recevoir les offrandes des dévots qui se comptent par milliers. Au départ prévue pour durer 3 jours, la fête s’étend en fait durant 1 semaine durant laquelle seront tirés des feux d’artifice (apanage des seules grandes fêtes Laotiennes). Ils couvriront, pour quelques instants, le bruit infernal des sonos crachant la musique traditionnelle dans un brouhaha assourdissant.

 

A Luang Prabang aussi, durant 3 jours, se dérouleront des festivités au That Luang de la ville, Ban That Luang. Le dernier jour sera le jour du Tak Bat qui réunira des milliers de dévots et des centaines de bonzes.

Fête du Têt


Célébrées à Vientiane, Pakse et Savannakhet, ces fêtes sont l’occasion de feux d’artifice et de visites aux temples vietnamiens et chinois. Les établissements tenus par des Chinois et des Vietnamiens sont fermés plusieurs jours.

 

Le nouvel an chinois ou nouvel an vietnamien est la fête la plus importante du pays, un réel temps fort du calendrier. C’est aussi le nouvel an chinois. Ce jour marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle année. On célèbre le Têt entre le 1er et le 7e jour de l’année lunaire soit, grosso modo, entre la dernière semaine de janvier et la 3e de février (ni avant ni après cette période).

 

Les esprits des ancêtres reviennent sur terre le temps d’une journée. Au Vietnam et partout où réside sa diaspora, on fête l’événement à grand renfort de fleurs, de pétards et de feux d’artifice. Le Têt marque également l’arrivée du printemps, d’où son nom vietnamien qui signifie « fête de la première aurore ».

 

Les Vietnamiens en profitent pour prendre leurs vacances à ce moment-là : 3 jours sont fériés, mais beaucoup prennent une bonne semaine de vacances.
Attention : les bureaux ferment leurs portes, les hôtels affichent complet, les avions sont pleins à craquer, les transports publics marchent au ralenti… Bref, toute l’activité du pays semble suspendue pour célébrer la fête des fêtes dans la joie et l’exubérance.
Cette fête se vit surtout dans les principales villes. En 2020, on entre dans l'année du rat de métal.

 

Vanh Saad


Cette fête nationale commémore les évènements du 2 décembre 1975, jour où le Pathet Lao a annoncé l'abolition de la monarchie et proclamé la création de la République démocratique populaire du Laos (R.D.P.L.).

 

Elle donne lieu à plusieurs cérémonies officielles telles que de nombreux défilés et discours, plus particulièrement à Vientiane, mais aussi à Luang Prabang. Le drapeau national et le drapeau communiste avec la faucille et le marteau sont honorés dans chaque ville et village du pays. Ce jour est férié.

Visakha Bucha, le jour sacré des bouddhistes

Visakha Bucha commémore la naissance, l’illumination et la mort du Bouddha Gautuma : une fête très importante au Laos, pays bouddhiste.
Aujourd’hui toutes les administrations, banques, écoles, ambassades sont d’ailleurs fermées en ce jour férié. Appelée Visakha Bucha, l’anniversaire de Bouddha (Bouddha’s Birthday en Anglais) ou Vesak Day, qui signifie “le culte du bouddha”, cette journée tombe le jour de pleine lune du sixième mois lunaire.
C’est ainsi que chaque année, les bouddhistes du monde entier se réunissent autour de cet événement, afin d’effectuer le culte de la sagesse, la pureté et la compassion de Bouddha.

 

Une des fêtes les plus importantes pour les bouddhistes ! Ce jour-là et la semaine qui précède, les bouddhistes mettent des drapeaux jaunes à l’extérieur de leurs maisons, vont au temple écouter les sermons sur l’enseignement du Bouddha et rendent hommage aux Trois Joyaux du Bouddhisme: Bouddha, le Dhamma (la vérité) et le Sangha (la communauté des disciples). 

 

Lors de cette journée, les bouddhistes donnent l’aumône aux moines le matin, et se préparent pour les cérémonies de la lumière la nuit.
Pendant ce temps là, les reliques de Bouddha sont sorties de leurs tombeaux pour un bain spécial et une vénération publique. Les fidèles, quant à eux, se rassemblent dans les divers temples de la ville pour faire des offrandes et les moines chantent des hymnes sacrés.
Une fois la nuit tombée a lieu une processions à la bougie, appelée “Wien Thien”. Elle a lieu dans presque tous les temples de Thaïlande et consiste à effectuer trois fois le tour du temple dans le sens des aiguilles d’une montre en tenant des bâtons d’encens, des fleurs et une bougie, déposés ensuite sur un autel.
La famille royale assiste généralement les cérémonies dans les provinces du pays tandis que les croyants offrent de la nourriture aux moines. Des lanternes en papier et en bois sont lâchées dans le ciel, et des oiseaux en cage sont libérés, symbole de la liberté offerte à ceux qui en auraient été privés, mais aussi de façon à se libérer de ses pêchés passés.

 

Pendant Visakha Bucha, les bouddhistes devront respecter certains préceptes de la religion : ne pas manger quoi que ce soit après la mi-journée, ne pas porter de vêtements aux couleurs vives, de bijoux ou de parfum, et ne pas utiliser une chaise ou un lit moelleux.

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